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L'année exmed 2019

Voici les coups d'oeil d'octobre, novembre 2019 déjà parus sur le site  exmed :

13 - 14 novembre 2019
Le moteur de Facebook
Son patron porte un nom qui est déjà tout un programme : montagne de sucre. Le journaliste Julien Le Bot a publié le livre : « Dans la tête de Mark Zuckerberg», commenté par Martin Untersinger dans Le Monde du 12 novembre 2O19. Quel credo anime cet entrepreneur phare de tous les réseaux sociaux ? La question est cruciale pour tous ceux, innombrables, qui ont un compte chez lui. « Une inépuisable soif de faire le bien en connectant le monde entier» écrit l'auteur. Le bonheur n'est pas dans le pré, mais dans la transparence des données informatiques ?
L'expérience médicale la plus ordinaire nous enseigne pourtant que la transparence des données, y compris les plus fondées objectivement, n'est qu'une illusion d'optique dans le monde du vivant. Aucune donnée ne peut être définitivement transparente. Tout ce qui est donné peut être repris, transformé, manipulé. Y compris une participation à quelque réseau social que ce soit.
Jean Yanne nous avait pourtant prévenus, en 1972, avec son film prémonitoire « Tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil» .
François-Marie Michaut

11 - 12 novembre 2019
Retour de manivelle du savoir
Partant d'une observation directe de sa Normandie natale, Jacques Grieu nous livre sa symphonie «picturotextuelle» (*) sur un sujet qui nous touche tous au plus profond.
La pollution de la planète dont nous sommes à la fois les auteurs et les victimes, sans toujours songer que tout cela est le fruit des productions imprudentes de nos cerveaux de créateurs et d'utilisateurs crédules depuis fort longtemps.
Voici la LEM 1145 : «POLLUTION»
(*) Mon moteur de recherche m'avise que ce terme n'est pas (encore) connu sur Internet
François-Marie Michaut

8 - 10 novembre 2019
Réforme des études médicales ?
Le mardi 5 novembre 2019, le Journal Officiel de la République Française a publié une réforme des accès aux études médicales, dès 2020. C'était devenu nécessaire, personne, semble-t-il et c'est rare, n'en disconvient.
Admettons que les choses se passent aussi bien que l'ont prévu les promoteurs. Un peu d'optimisme ne nuit pas à la santé. Mais, on en fait quoi de ces carabins ?
Formés par les mêmes enseignants patentés, ils seront appelés à suivre exactement le même cursus que leurs devanciers. Les mêmes insuffisances structurelles persisteront. Notamment l'absence de la médecine générale et de la médecine relationnelle comme disciplines majeures devant servir de colonne vertébrale à tout exercice médical ou chirurgical de qualité, toutes spécialités confondues.
Une médecine qui abandonne, parce qu'ils sont devenus obsolètes actuellement, les principes conduisant à l'hyperspécialisation mis en avant en 1958 par Robert Debré ferait preuve de réalisme. De quoi avons-nous besoin ? Des meilleurs médecins possible pour chacun de nous, quelques soient nos besoins : ce devrait être la seule pierre angulaire pour une vraie réforme à taille humaine.
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
Addendum à "Réforme des études médicales ?
du 8 nov. 2019:
Tant que n'est pas prise la décision de passer au peigne fin ce que veut dire en 2019 la connaissance médicale telle qu'elle a été accumulée partout au fil des époques, nous resterons hors sujet.
Bien entendu, il y a la science, toutes les sciences qui sont utlisées. Comme les techniques, elles sont indispensables et précieuses. Nous payons cher leurs limites, les écologistes y veillent, et ce n'est pas fini.
Mais rejeter de façon systématique comme insignifiant tout ce qui peut exister en dehors de la connaissance scientifique est un pari aux conséquences inconnaissables.
Le temps de la guerre de religion entre les sciences et les autres formes de connaissance des traditions (dont les arts) est terminé.
Impossible de ne marcher que sur un pied.
FMM

Réponse à LEM 1144 «Systématisme en santé et égalité»
L'histoire de la médecine, et sa réussite remarquable, est fondée sur la fertilité des débats internes. Ne pas être d'accord, le dire, tout faire pour informer le plus grand nombre possible, surtout ne pas en avoir peur.
Cette LEM démontre que la parole doit circuler, bien plus en profondeur que de simples opinions et croyance. Comme ce qui entoure la vieille homéopathie en ce moment.
Cécile Bour mérite-t-elle de rester dans le camp des marginaux ? C'est à chaque lecteur d'en décider.
Inutile de dire que le silence des journalistes médicaux sur une question aussi importante que les stratégies de prévention des maladie est très éloquent. L'esprit indépendant aurait-il déserté les cerveaux français ?
Déclaration d'intérêt : je suis un camarade et un complice de l'auteure depuis de nombreuses années sur l'internet médical indépendant.
FM Michaut 

6 - 7 novembre 2019
Grand débat, ras ?
Les gilets jaunes ont fleuri dans les rues. Les expressions individuelles ont explosé sans ordre sous les yeux des caméras. Le pouvoir a organisé ce qu'il a nommé Le Grand Débat et engrangé une masse énorme de participations individuelles. Une base de données de tous les horizons encore jamais réalisée nulle part. De l'exploitation de cette montagne de matière, pas la moindre souris ne semble encore être sortie.
Les chercheurs, ils ont été nommés, manqueraient-ils des outils de tamisage leur permettant d'extraire les rares pépites de cet énorme minerai écrit ?
Faute d'outil de recyclage performant, malgré les promesses présidentielles, est-ce une situation de débarras d'un débat illisible, dans la décharge des idées à laquelle nous assistons ?
François-Marie Michaut

4 - 5 novembre 2019
Gare au systématisme
Depuis des années, Exmed tente d'attirer l'attention des esprits médicaux sur la nécessité de penser de façon systémique. Ce qui est finalement à l'opposé exact de ce qui est systématique. Cécile Bour nous explique pourquoi elle se bat quand elle constate dans quelle impasse s'est engouffrée la santé publique dans nos pays riches.
Avant de lire la LEM 1144 : «Systématisme en santé et égalité», je vous propose de faire la connaissance de l'auteure avec une intervention récente sur ce sujet à la télévision belge.
François-Marie Michaut

30 octobre - 3 novembre 2019
Allergie mondiale
La santé des peuples ne préoccupe pas vraiment les soignants. Et pourtant, sur tous les continents, même si c'est pour des prétextes différents, des foules manifestent dans les rues pour se faire entendre de leurs dirigeants. « Manifestations : pourquoi cette colère mondiale» titre le New York Times du 25 octobre 2019.
Une inédite crise majeure d'allergie touche les humains. Nous réagissons autrement ( signification originale de ce terme médical) à la relation qui nous lie à nos élites. Pour le dire sans détour nous ne croyons plus à la supériorité de ceux qui ont la fonction de diriger nos affaires collectives.
Tout se passe comme s'il leur manquait une dimension intérieure, cette «chose» qui pourrait nous porter. Nous sentons bien que son absence a pour chacun des conséquences manifestement vitales.
Pourquoi avons-nous pris la mauvaise direction, camarades Homo Sapiens ?
François-Marie Michaut

28 - 29 octobre 2019
Refrain sans frein
Une conviction simpliste largement partagée peut-elle servir de panacée à tous nos maux contemporains, réels comme imaginaires ?
Ce n'est pas perdre (totalement) son temps (précieux) que de prendre connaissance de ce que Jacques Grieu écrit dans la LEM 1143 sous le titre HUMEURS.
François-Marie Michaut

25 - 27 octobre 2019
Faire médecine
Langage d'adolescents et de leurs parents au moment du choix d'un avenir professionnel. De façon moins concise, il est question de suivre le parcours intellectuel et technique long et complexe qu'imposent les études médicales. Il est à souligner que la seule action digne d'être retenue est celle de faire. Comme celle d'un maçon est de construire un bâtiment. L'être est passé à la trappe ; le médecin (ordinaire) est caché derrière la (prestigieuse) médecine.
Le pari implicite de notre société est que le savoir accumulé, tant théorique que pratique, est nécessaire et suffisant pour qu'un être humain, en une dizaine d'années, se transforme obligatoirement en une personne voulant et sachant soigner ses semblables. Génération spontanée, l'explication n'est pas acceptable.
Être un médecin digne de ce nom, chacun le reconnait sans savoir l'expliquer, est d'une toute autre nature que d'avoir en poche sa thèse de doctorat d'Etat en médecine.
Du «faire» à « l'être» demeure un cheminement personnel mystérieux.
François-Marie Michaut

23 - 24 octobre 2019
Poches perçées
L'assurance maladie made in France poursuit son déficit. Le double financement par les cotisations prises sur le travail et par l'impôt prélevé par l'Etat rend le jeu trouble. La Sécu, c'est notre argent ou celui de l'Etat comme le vote du budget par le Parlement le suggère ?
Sommes-nous obligés par la réalité des faits de dépenser autant d'argent que nous avons pris l'habitude au fil du temps de le faire ? Dans d'autres activités, on optimise, on innove, on recycle. Dans notre univers dit « de santé» qui se délite dans ses contradictions, on fait toujours plus de la même chose.
Les gens de Palo Alto ont démontré que c'était une stratégie courante pour que... rien ne change.
Mais qui les écoute chez les réformateurs ?
François-Marie Michaut

21 - 22 octobre 2019
Le temps des «terribles simplificateurs»
L'expression est empruntée au psychologue Paul Watzlawik (1921-2007), l'un des fondateurs de l'école de Palo Alto en Californie. Au nom de la facilité dans des domaines complexes, du gain de temps, donc d'argent, nous nous engluons dans un piège aux conséquences redoutables.
La LEM 1142 : Questionnaire, pense bête ? est à votre disposition
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
Réponse à Agonie des cabinets médicaux CO du 18 octobre 2019 :
- C'est vrai ... les cabinets de médecins se raréfient, pas seulement en France d'ailleurs! En vérité je préfère ce qui se passe ici depuis bien longtemps, nous avons des organisations de médecins de tous genres. Chaque personne s'inscrit
a l'une de ces organisations, paye par mois, et a droit aux médecins de tous genres sans payer!!!!
Bon, chaque pays décide....
Bonne nuit !
Juliette Goldberg ( Jérusalem)

18 - 20 octobre 2019
Agonie des cabinets médicaux personnels
Est-ce que c'est ce qui se dessine en France ? L'Ile-de-France, la région la plus riche en ressources de la nation, est touchée. Après avoir connu, comme dans les campagnes isolées, la raréfaction et le vieillissement de la population des médecins généralistes, voici que disparaissent à Paris de plus en plus de cabinets de médecins spécialistes. Il y a déjà un bon moment que les étudiants affirment leur préférence massive pour un exercice salarié. Il est bien naturel que tout évolue avec le temps.
Il n'est pas totalement stupide de se demander avant qu'il ne soit trop tard si ce qu'on fait va bien dans l'intérêt du couple malade-médecin, et,par ricochet, du système de soins dans son ensemble.
Et, de grâce, pas seulement au nom des équilibres financiers !
François-Marie Michaut

16 - 17 octobre 2019
Suicides en hausse
Le pays matériellement le plus riche de la planète vit une évolution dramatique. Celle du nombre des suicides. Une augmentation de 30% entre 2000 et 2016 aux USA. Source : JIM du 9 octobre 2019 Prévention du suicide, nouvelles tentatives, Pierre Margent (MD). La tranche d'âge des 18 à 25 ans serait la plus vulnérable.
Constat sans appel d'une inadéquation entre les valeurs mises en avant par une organisation sociale et les attentes vitales de l'ensemble de ses membres. Les solutions préventives psychothérapiques ou médicamenteuses proposées par la médecine depuis longtemps se révèlent insuffisantes pour stabiliser ou inverser cette situation.
On reste les bras croisés ou on se pose, enfin, les bonnes questions qui dérangent nos habitudes mentales ?
François-Marie Michaut

14 - 15 octobre 2019
Point de friction
De la platitude des mots ordinaires nait l'ennui et le sommeil de l'attention aux autres et au monde. Attitude dangereuse de la part de ceux dont la fonction est de soigner les autres. Notre agitateur de neurones Jacques Grieu monte à l'assaut des cimes avec la LEM 1141 ABSOLUMENT. Pourtant la physique reconnait le zéro degré absolu de température, et la chimie utilise l'alcool (éthanol) absolu.
Alors? demandez-vous. L'absolu ment ? Le poète Pedro Salinas aurait-il absolument raison ?
François-Marie Michaut

11 - 13 octobre 2019
Les «empathophages»
Nous venons d'avoir à Paris notre Michaël Harpon. En RDA, à Halle,visiblement sous un autre étendard, un autre homme se filme en train de faire un massacre dans une synagogue fêtant Le Grand Pardon avant d'attaquer un restaurant turc. Un fond commun saute aux yeux : la froideur absolue des deux sujets en train de tuer.
Nos mots en isme cherchant à les définir cachent l'essentiel, tout comme celui de psychopathe dont le public gavé de films mesure mal la dimension. Nous sommes en face de gens eux-mêmes dépourvus de toute empathie, sinon simulée. Leur ennemi à détruire, c'est celui qui est pourvu de cette forme d'altruisme. Il leur faut le bouffer, le réduire en poudre, pour l'exploiter dans leur entreprise. C'est de l'empathophagie, sans vouloir accrocher la moindre dimension savante à ce vocable que monsieur Google lui-même ne connait pas.
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
- MG 10 octobre 2019
J'ai lu l'article wikipédia sur la psychopathie.
Ce qui m'a frappé est le flou qui entoure ce "diagnostic".
Visiblement, on ne sait pas grand chose sur le sujet.
Par contre, je ne crois pas que ces personnes qui tuent au nom d'une religion, quelle qu'elle soit, soient à proprement parlé des psychopathes.
Par exemple, je n'ai lu nulle part la propension des psychopathes au suicide par personnes interposées comme c'est le cas dans les actes de ceux qui sont catalogués comme terroristes.
Par ailleurs ils ne sont pas asociaux dans la mesure où ils combattent notre société par ces actes meurtriers.
Et effet, ils combattent pour l'avènement d'une autre société, qui dans le cas des djihadistes, est une société réglée par la charia, mais société malgré tout.
Par contre comme je l'écrivais, ce sont des fous véritables ou pour être plus "correct" des malades mentaux.
- FMM répond:
Il me semble que l'élément essentiel se situe du côté de ce que nous nommons l'empathie. Le (traduction libre) " ressentir avec l'autre " est considérer que celui avec qui on est n'est pas quelqu'un dont les émotions manifestées sont une faiblesse constitutionnelle qu'il faut avoir l'intelligence d'exploiter pour son propre intérêt.
Nous n'avons pas (encore?) inventé " d'empathomètre ", d'aire cérébrale de l'empathie, ou de gène ad hoc, de traitements empathostimulants. Un formidable obstacle est celui de la simulation à la Tartuffe, si largement utilisé. Le faire-semblant de se préoccuper des autres pour mieux les manipuler et les embobiner.
Souvenons-nous ce que veut dire le mot diable. Simplement le fait de passer à travers quelque chose. Alors, ouvrons les yeux, le diable se porte à merveille, aveugles que nous sommes à percevoir, faute d'outils diagnostiques simplement humains, qui il est sous son apparence séduisante.
Tous ces auteurs de faits divers effroyables que les voisins décrivent comme des gens si gentils et si sans histoire, ce n'est pas un hasard.
Merci de me permettre de m'exprimer librement : on est au delà de la folie, donc hors de portée des "médecins de l'âme" . Dans une forme clinique hautement problématique des variations de fonctionnement d'Homo Sapiens Sapiens.

9 - 10 octobre 2019
L'hydre à combattre
Discours solennel d'Emmanuel Macron à la Préfecture de Police de Paris célébrant les victimes d'une tuerie commise en son sein, retransmis et commenté le 8 octobre 2019 par les radios et les télévisions. Nous sommes exhortés, nous qui vivons en France, à participer à un «combat sans relâche» contre «l'hydre islamiste». L'image du monstre mythologique dont les têtes coupées repoussent est forte, le ton martial. Comme nous aimerions savoir quelle est la stratégie censée enfin y parvenir. Renforcer encore ce qui n'a pas marché jusqu'à ce jour : difficile de croire à son succès.
Alors, on fait l'effort de remonter le temps pour comprendre ce qui s'est passé entre nos cultures issues du même tronc pour qu'elles ne cherchent qu'à s'éliminer mutuellement ? Combat, non pas des armes entre l'Occident et l'Orient, ce qu'on fait, mais des façons de comprendre la réalité. Ce qu'on ne fait jamais clairement ni d'un côté ni de l'autre.
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
Réponses à " L'hydre à combattre" CO du 9 octobre 2019 :
- Je suis toujours surpris qu'aucune autorité ne retienne jamais la possibilité de troubles mentaux dans ce type de comportement.
Même si évoqué au départ, cette cause est vite balayée pour ne retenir que le "bouc émissaire" de l'islamisme radical.
C'est tellement facile et surtout tellement "vendeur" d'un point de vue politique.
Pourtant, ce type de comportement a plus à voir avec la "folie" qu'avec un comportement "normal", équilibré. MG (mail)
- FMM répond :
Ne passe pas à l'acte qui veut mais qui peut.
La pierre angulaire se situe au niveau de la possibilité d'empathie. Celui qui se met à la place de l'autre a du mal à devenir assassin. Une lecture brève résume assez bien la question judicieusement posée par MG. https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathie
Le classement des professions les plus exposées à ce mode de fonctionnement psychopathologique (1% de la population) est à ne pas louper. Ne pas oublier, n'en déplaise aux bonnes âmes compatissantes, qu'aucun traitement n'existe.
Cela dit, on a affaire à un duo infernal. Le bras maniant les armes ET le cerveau manipulateur pervers qui reste caché derrière. Ce sont ces manipulateurs pervers cachés sous le drapeau respectable de l'Islam dont il est capital de démonter et de faire connaitre largement les mécanismes pour les désactiver. L'Islam, par ses plus hauts représentants, est dans la meilleure position pour y contribuer activement. Seul moyen de lutter contre les amalgames si faciles.

7 - 8 octobre 2019
Déferlente verte
Exercice délicat que celui de humer l'air du temps, sans se prendre les pieds dans les événements du moment. Aucune machine, aussi monstrueuse soit sa mémoire mécanique, ne peut le faire.
La LEM 1140 a le culot de prendre ce risque avec Écologie et médecine systémique, qui ne sont pas, comme on peut le penser, la carpe et le lapin.
François-Marie Michaut

4 - 6 octobre 2019
Peurs ancestrales
Nous les trainons dans nos bagages culturels, ces vieilles terreurs. Celle de la mort, de la maladie, de la pauvreté, de la solitude éclatent partout quoi que nous fassions.
Les réactions épidermiques à l'incendie de l'usine chimique Lubrizol nous rappellent combien nous sommes sensibles aux risques d'empoisonnement. Au Moyen Âge, pour justifier la haine contre les Juifs, une des accusations rituelles avec la pratique de sacrifices humains était qu'ils empoisonnaient les sources.
Comme remède, notre modernité ne sait faire autre chose que de confier la parole au monde scientifique. Qui ne sait et ne peut répondre que sur les faits que ses méthodes lui permettent d'étudier et d'évaluer. Et là on ne sait strictement rien de ce que cet énorme cocktail de substances toxiques soumis à une forte température peut générer.
Deux logiques s'affrontent nous laissant désemparés devant notre comportement d'apprentis sorciers.
La croyance en la suprématie des pouvoirs politiques en prend un rude coup de plus.
François-Marie Michaut

2 - 3 octobre 2019
La médecine générale contre toute attente
En France les nouveaux internes viennent de choisir leur discipline d'affectation. Alors qu'ils étaient boudés depuis des années par les étudiants, tous les postes hospitaliers de Médecine Générale sont pourvus.
La première a effectuer ce choix est classée 28 ème au classement du concours (QDM du 30 septembre 2019). Nos jeunes ne croiraient plus, comme leurs ainés depuis 1958, en la supériorité absolue des carrières au sein des hôpitaux publics ou des plateaux techniques ? Les postes de santé publique sont délaissés et la psychiatrie est la grande perdante. La maladie systémique du système à la française est si sévère que les troupes médicales en formation votent pour un autre avenir. Les mouvements de grève ont des conséquences pour ceux qui les vivent de près depuis des mois.
Les actes sont toujours plus parlants que les déclarations et les discours. L'avenir ne peut plus être la prolongation linéaire de notre passé, quelque soit le talent et la bonne volonté de tous les réformateurs.
Bonne - ou mauvaise- nouvelle : la médecine générale est un métier d'avenir.
François-Marie Michaut

30 septembre - 1er octobre 2019
Balade cyclique
On a beau avoir une tête ronde, depuis l'improbable invention de la roue, tout ce qui est circulaire nous fascine.
Voici, avec la LEM 1139 de Jacques Grieu FORCE CENTRIPÈTE CENTRIFUGATION une immersion dans le monde des mots et des choses qui s'enchainent. Bonne ronde !
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
- Réponse à FORCE CENTRIPETE (LEM 1139 du 30/09/19) :
Triste mais sérieux hélas...
À accepter hélas
Pas de tout coeur
Mais sans leurre
Juliette
- À propos de : C'est si bien sans médecin (27-29 septembre)
Dr MG
Le problème est que l'évaluation des nouvelles techniques se fait sur des années!
Les promesses ne seront donc démenties que, au mieux dans des décennies. Et encore même quand ces promesses sont démenties, tout continue identiquement comme en témoigne la persistance et la promotion du dépistage du cancer du sein.Et ce n'est pas le procès du Médiator qui changera les choses.
Il y a pourtant un signal : la régression de l’espérance de vie en BONNE SANTÉ. En effet, l'espérance de vie progresse toujours car l'on fabrique de plus en plus de malade que l'on maintient en vie "coûte que coûte". Mais la bonne santé régresse.
La médecine sans médecin, si elle peut être "plébiscitée" par des patients ne trouvant plus de soignants pour exprimer ses peurs et ses soucis; risque de laisser grand ouverte la porte des maux encore mal connus du grand public que sont : surmédicalisation, surdiagnostic et sur-traitement.
Anonyme
Et si la fonction numéro un du généraliste ( ou tout médecin ne travaillant pas aux ordres d'une machine à produire des soins) était de se comporter comme le protecteur systématique de qui tire sa sonnette contre toutes les procédures surmédicalisantes et chaussse-trappes des manipulateurs ?
Si le médecin n'est pas l'avocat de son malade dans le "parcours de soin", il n'est que le complice d'un système aveugle, sourd et muet.