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Coup d'œil du jour
3-5 février 2012
Plus tôt pour le Tau
Chacune de nos cellules nerveuses (neurones au nombre d'au moins cent milliards dit l'INSERM) possède un squelette constitué de microtubules. Le système d'ancrage entre ces tuyaux est assuré par une protéine nommée Tau. C'est le nom d'une lettre grecque correspondant à notre T, mais c'est surtout les initiales de Tubule-Associated Unit. Des anomalies des fibrilles de cette protéine Tau sont suspectées dans de nombreuses maladies neuro-dégénératives, dont l'Alzheimer.
Une étude de la revue en ligne PloSOne , relayée par Le Monde.fr du 2 février 2012, met en évidence sur des animaux que la protéine Tau anormale diffuserait d'une région de l'encéphale à une autre. Comme par un mécanisme de contamination non infectieuse de neurone en neurone en passant les relais des synapses.
Le docteur Karen Duff (Université de Columbia, USA) voit dans la possibilité de blocage de cette propagation de protéine Tau pathologique, encore hypothétique, un moyen futur possible d'éviter l'évolution inéluctable de la maladie d'Alzheimer.
Pourquoi pas. Mais la question de la cause de la survenue du premier foyer de Tau dans un encéphale humain demeure toujours aussi mystérieuse. Faire la part du feu, selon la technique des pompiers ne pouvant pas éteindre un incendie, ne peut satisfaire pleinement l'esprit.
Une fois encore dans la pensée médicale, nous avançons dans le comment sans progresser dans le pourquoi.
Dr F-M Michaut, 3 février 2012 (cliché J-C Deschamps)

