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L'année exmed 2021

Voici les coups d'oeil de janvier 2021 déjà parus sur le site  exmed:

13 - 14 janvier 2021
Maman, j'ai peur
Un arrêt de travail autoprescrit pour présomption de Covid19, avec indemnisation immédiate de l'Assurance Maladie. C'est la fin du monopole médical de la prescription thérapeutique raisonnée de cessation d'activité professionnelle.
Un pas majeur de plus, après la gestion personnelle des urgences au cabinet au profit des seuls hôpitaux publics, vers la disparition du métier de médecin généraliste en France. L'assureur public unique obligatoire se substituant, avec sa proverbiale rigidité, aux décisions de votre médecin à vous, personne ne s'y oppose en France ?
Faut-il supprimer légalement le métier de médecin généraliste indépendant, comme on le fit avec les officiers de santé créés en 1803 par la loi du 30 novembre 1892 ?
François-Marie Michaut

11 - 12 janvier 2021
Chinoisons un peu
De la Chine, c'est, dit-on, certain, est venu notre Covid19. Le premier écrit médical connu sur la technique de vaccination est également chinois. C'est celui du médecin Zhang Lu qui date de 1695 ( source site de l'Académie de Médecine). Il était alors question de variolisation, technique à haut risque avec l'agent d'une maladie endémique mortelle une fois sur quatre. Le docteur anglais Edouard Jenner eut l'idée géniale de transformer la variolisation utilisée à Constantinople en vaccination avec l'inoffensif Cow Pox bovin en 1796 ( Wiki). Déjà une histoire de variant anglais, le réel ne manque pas d'humour dans ses répétitions.
Alors, histoire de chiner... une petite promenade numérique bien humaine en 2021 saura constituer un tonifiant bol d'oxygène pour nos cerveaux confinés. Voici, de Jacques Grieu, un bien français VACCINATION HESITATION, la LEM 1206.
François-Marie Michaut

7 - 10 janvier 2021
Distorsion de la réalité
La rocambolesque actualité présidentielle américaine 2021 souligne la dangerosité potentielle de ce comportement humain. Les médecins en parlent souvent comme d'un délire, caractéristique du fonctionnement psychotique de la personnalité, ce qui le range dans la case des affections psychiatriques devant donc être traité comme tel. Mais présenter aux autres un récit volontairement biaisé du réel pour en tirer un avantage personnel n'a rien d'exceptionnel. La menterie, pour utiliser un mot québécois, est jugée moralement et religieusement comme un mal. Ce qui ne change rien à rien.
Avez-vous remarqué que cette Intelligence Artificielle que nous admirons tellement n'est pas capable de mentir, se mentir, comme nous le faisons depuis l'enfance ?
Que détruisons-nous de bien réel - parfois avec de dramatiques retombées - quand, volontairement ou non, nous jouons ainsi avec ce que nous pouvons observer ou comprendre en le traduisant par des mots falsifiés ? La valeur intrinsèque de l'expression verbale sans qui rien ne peut advenir ?
François-Marie Michaut

5 - 6 janvier 2021
Impasse du zéro
Le simple fait d'admettre que nous ne sommes tous dès notre conception, biologie du vivant oblige, que des condamnés à mort en sursis devrait nous vacciner (actualité piquante impose) définitivement contre la notion même de risque zéro. Une telle idéologie justifie ce que naguère on nommait : ouvrir le parapluie. Providence de tous les décideurs, grands, moyens et petits qui ne veulent prendre aucun risque et n'encourir aucune responsabilité quand la réalité ne se plie pas aux projets, dûment chiffrés, qu'ils avaient établis derrière leurs écrans.
Les humains qui ont comme métier de soigner les autres le vivent chaque jour. En médecine, deux mots n'existent pas : jamais et toujours. Ont-ils tort, ont-ils raison ?
François-Marie Michaut

1er janvier 2021
Pas de voeux en vue
C'était pourtant si facile ces formules ! Bonne année, bonne santé. Le plus important, c'est la santé. Bonheur, santé, prospérité. Mes voeux les plus sincères. La liste, accompagnée des gestes rituels d'accompagnement était interminable.
Quand vint Covid numéro 19, tout devint vain. La foi en la puissance sur le réel de ce que nous pouvions déclarer souhaiter aux autres en face s'était volatilisée.
Alors, on baisse les bras de désespoir ? Pas question, le vivant n'accepte pas de mourir. The show must go on, le groupe de rock britannique Queen nous le chante depuis 1991.
Voici, en guise de roue de secours, la LEM 1205 : Vivre autrement 2021.
François-Marie Michaut
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Parole des lecteurs
Dr MG 30 décembre 2020
Bonjour
Je partage votre analyse et voudrais rajouter un commentaire.
"Vivre autrement" que ce monde de virtualité dans lequel nous nous sommes plongés ces dernières années.
Comment avons nous pu croire que le réel n'existait pas?
Que seul existait ce que nous racontait nos écrans, nos médias?
Comment avons nous pu croire que nous n'étions plus vulnérables aux infections?
La croyance, régulièrement affirmée par tous les experts médicaux et repris dans les médias de la toute puissance de la médecine qui allait même, je l'ai lu, finir par vaincre la mort.
Mais les faits, et le réel nous a brusquement rattrapé avec ce virus.
Vivre autrement, c'est désormais ne plus vivre dans cette "bulle" d'illusion?
Quand on lit le développement des "fakenews" et tous les complotismes divers et variés, il est peu probable que le "autrement", que vivre dans le "réel" a une chance de voir le jour demain.
Les vendeurs d'illusion, de "miracles" ne sont pas près de "baisser pavillon".
Surtout avec la facilité que leur apporte internet.
Et pourtant, il me parait évident que cette crise nous a montré que le réel, que la nature ne répond pas à nos injonctions humaines de domination.
En tout cas, je souhaite à tous une belle année 2021 et surtout beaucoup de lucidité dans la prise en compte du réel.
Réponse de FMM
Bien entendu,MG cela fait toujours plaisir quelqu'un qui a une opinion rejoignant la vôtre. Mais ça va plus loin
L'appel à la lucidité, aux yeux ouverts, en un mot à l'indépendance de tout esprit humain respectant simplement ce qu'il est, mais c'est devenu prioritaire.
Bravo à tous ceux qui en comprennent l'importance, ils sont nos seuls vrais "héros".